Et si on pariait sur la conversion écologique de l’économie ?
«On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui l’ont engendrés» (Albert Enstein).
La crainte d’une baisse d’activité et de ses corollaires (chômage et pauvreté) est prétexte pour ne pas modifier la nature des interventions publiques. Les politiques favorisant le développement durable vont-elles être mises au placard ? Leur accélération ne manquerait pourtant pas d’avoir des effets positifs pour l’emploi : investissement dans les énergies renouvelables plutôt que dans un nouvel EPR, développement des transports en commun plutôt qu’une aide sans contrepartie aux industriels de l’automobile, rénovation du parc de constructions anciennes, constructions neuves répondant aux normes de basse-consommation, développement de l’économie sociale et solidaire… On ne développera pas une économie plus écologique, plus solidaire, sans accepter un niveau de prélèvements conséquents sur les hauts salaires et les revenus du capital associé à un redéploiement des budgets locaux et nationaux. Il n’y a pas d’opposition entre la lutte pour le changement climatique et l’emploi. S’engager dans cette voie peut constituer un levier de sortie de crise. Les Verts réaffi rment qu’il est temps d’avoir, à tous les niveaux, une autre approche de l’économie et du développement, afin de créer des emplois qualifiés au sein d’entreprises non délocalisables.
Josiane Madelaine
Présidente du Groupe Les Verts
Lorraine et Vous n°11 - mai 2009
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